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  • Dystopie

Background de personnage : Banni

Mis à jour : mars 11

Bg d'ICARUS.

Ma renaissance sur Terre commença comme toute chose par le néant. Dans les ténèbres doucement mon esprit se réveilla embrouillé et incohérent. Comme après un coma ou un choc violent à la tête. Que se passait-il ? où étais-je ? qui étais-je ? Mille questions explosaient dans ma tête. Mon esprit estropié ne trouvait pas de réponse à ces questions, alors mes émotions arrivèrent tel un big bang, d'abord l'incompréhension, puis la peur et rapidement la terreur prit le dessus. Enfin mon corps se connecta à mon esprit, une vive douleur à la tête comme si des forets chirurgicaux me perforaient le lobe frontal. J’eus l’impression qu’une éternité passa avant que je pusse ouvrir les yeux. Mes membres entravés, la tête immobilisée par un cercle de métal. Les ténèbres m’entouraient, seule la lumière d’un écran me permit de voir mon environnement. J’étais assis sur une chaise métallique, dans une pièce vide. L’écran vidéo qui me faisait face se mit en route. Un enregistrement de moi, assis à un bureau impersonnel. Seulement un mur blanc comme décor, mon regard était dur : « Bonjour Icarus, mon cher Moi. Tu viens de subir le protocole d’effacement mémoriel des Bannis. Si notre personnalité est la somme de nos acquis et de notre inné, alors même si nous partageons le même corps, nous ne sommes pas la même personne. Je suis mort pour te permettre de vivre. Je suis né et j’ai grandi sur Mars dans la ville de Deneb. J’avais des amis, un statut social. Sache que le sacrifice de ma vie pour la tienne me coûte beaucoup et que cette décision est mûrement réfléchie. J’ai choisi pour toi de quitter ma planète, de mettre fin à mon existence pour que tu puisses revenir sur Terre car l’ensemble de mes recherches me pousse à croire en une extinction de l'espèce humaine au sens large. Et ces recherches ont atteint leur limite sur Deneb. Je t’ai laissé quelques notes et affaires pour que tu puisses commencer cette nouvelle vie. Bonne chance à toi, ne Nous déçois pas." On me déposa sur Terre à l’entrée de la Fosse, les débuts sur Terre ont été horribles. Le changement de gravité, le climat... mais le pire était la Fosse elle-même : cette communauté souterraine était comme une immonde fourmilière grouillante de natifs. L’odeur des natifs me donnait la nausée et la plupart me regardaient avec crainte ou dédain. Personne ne voulait se faire soigner par moi, tout le monde m’évitait comme un pestiféré. Ils étaient trop stupides pour comprendre que je pouvais les aider. Je dus me résigner à travailler comme un vulgaire ouvrier dans la fange avec le pire de l’humanité. Je ne pouvais plus les supporter. Chaque soir je me maudissais d’avoir quitté Deneb, je maudissais la Fosse et les natifs avant de sombrer dans des cauchemars qui tourmentaient chacune de mes nuits. Mon esprit au bord de la rupture commençait à croire que seule la mort pouvait me libérer de cet enfer. Un soir, je m’approchais du bord d’un gouffre sans fond. Les ténèbres de ce trou béant m’appelaient. Je murmurais comme une litanie : « Naître dans le néant, finir dans le néant. » Au moment de m’élancer dans le vide, je sentis une main ferme me saisir et me jeter à terre. C’est alors que je rencontrais ma lumière, une femme d’une vingtaine d’années, un visage d’ange, des cheveux roux. Elle se retourna vers moi et me sermonna comme un enfant : "Espèce d’imbécile, de lâche. Depuis des siècles l’humanité se bat pour survivre sur cette terre morte et toi tu vas te jeter dans le vide. Si tu en as marre de la vie, au moins qu’elle soit utile, laisse-moi te prélever quelques organes." C’est alors que, sentant sa lame sur mon ventre, je me mis à rire, je pris conscience que je voulais survivre que je voulais vivre !

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